
La Touraine, ancienne province française située à l’ouest du continent, est l’héritière du comté de Tours. Le territoire fut initialement l’enjeu de rivalités entre les maisons de Blois et d’Anjou, puis entre les rois de France et d’Angleterre. Après une longue reconquête capétienne, le roi Philippe Auguste s’est définitivement imposé face à la renommée dynastie anglo-angevine des Plantagenêts entre 1204 et 1216. Depuis, la Touraine et plusieurs de ses forteresses sont placées sous la protection de la couronne royale française.
À la fin de l’Ancien Régime, la ville de Tours était le chef-lieu de généralité des pays tourangeaux, angevins et du Maine. C’est pour cette raison que le département d’Indre-et-Loire a été créé en 1790, suite à des négociations intenses, et a été déplacé vers l’ouest, tout en conservant la majeure partie de l’ancien territoire provincial.


Le département d’Indre-et-Loire a intégré à l’ouest les fertiles terres angevines de Bourgueil, Savigné-sur-Lathan, Gizeux et Château-la-Vallière, connues sous le nom de Touraine angevine, ainsi que le Richelais, autrefois partie du Poitou et dominé par la ville de Richelieu au sud de la vallée de la Vienne. Au nord, il a annexé un segment de la gâtine du Maine, au-delà de la forêt de Beaumont. Ce redécoupage a conduit à céder au Loir-et-Cher des zones de champs ouverts au nord-est de Château-Renault, ainsi qu’une portion des cours supérieurs de la Loire, de l’Amasse et du Cher, notamment les régions de Montrichard et Pontlevoy. Plus significativement, il a cédé au département de l’Indre une partie sud-est de l’ancienne cité gallo-romaine, comprenant les hautes vallées de l’Indre et de l’Indrois, de la Claise avec la célèbre Brenne tourangelle, plus étendue que celle du Berry, et la rive méridionale de la Creuse, également tourangelle en amont, dès la forêt de la Guerche.

